Échappée Sauvage

echappee sauvage visuel

Echappée Sauvage ou l’art dans la ville

Depuis la première édition en septembre 2021, la ville de la Teste de Buch permet la production de création d’art urbain sur ses façades.

Ces œuvres sont réalisées par des artistes qui incarnent le renouveau d’un mouvement, d’abord vu comme contestataire : le street art. Ici il s’agit de rendre accessible l’art et d’investir l’espace public d’un sens esthétique. Une manière aussi de proposer une nouvelle géographie du territoire, par la mise en œuvre de parcours artistique.

Édition 2022

Les artistes Rouge, Jean Rooble, Sébastien Thébault, Kegrea et Laurent Cerciat vont créer des œuvres  « D’après nature ».

Le sujet « D’après Nature », s’inscrit dans le prolongement de la première édition autour de « l’animalité », en faisant référence d’une part à la peinture, désignant dans l’histoire de l’art le fait de peindre d’après un modèle et d’autre part à l’environnement, à l’heure d’une écologie urbaine.

Une manière de réfléchir, grandeur nature, la question du végétal et du vivant.

Édition 2021

Pensé autour du sujet de l’animalité, ce projet permet à trois artistes régionaux, A-MO, Delphine Delas et Nasti, de déployer six propositions in situ, au centre-ville ainsi qu’à Cazaux. Une manière de peupler le paysage urbain de figures animales, qu’elles soient littérales, comme c’est le cas pour le travail d’A-MO ou plus allégoriques, comme pour Delphine Delas et Nasti avec la créature du faune et le mythe d’Eurydice.

Un itinéraire sous la forme d’un bestiaire à ciel ouvert, une véritable échappée sauvage !

Les artistes


ROUGE.

Rouge est une artiste qui travaille dans l’espace public, en proposant des œuvres picturales dont la composition est souvent de nature narrative.

Hommage à la continuité du vivant

Ici le portrait de cette femme et de son nouveau-né, qui s’ancrent dans des jeux de lumières et de matières, faisant écho au sujet de la naissance et plus largement de nos origines. Une œuvre dont les dimensions monumentales confère à l’ensemble, une stature héroïque et singulière.

« Mon expérience de cette étape particulière de la maternité est celle d’un devenir animal. Jamais je n’ai autant ressentie une continuité de mammifère, comme force et noblesse, à l’opposé d’une animalité basse, que durant cette aventure de la mise au monde. Porter, accoucher et nourrir son enfant, c’est une occasion incroyable de devenir corps, comme l’est parfois le sport, comme le sont les rares moments où la tête ne prévaut pas. » Rouge.

 

Rouge Hartley sur instagram

JEAN ROOBLE

Né à Versailles en 1981, Jean Rooble est un artiste plasticien et graffeur autodidacte. Il travaille à la bombe de peinture, à main levée et n’utilise ni pochoir, ni projection. Depuis plusieurs années, son travail est axé sur la réalisation de portraits hyperréalistes, sur murs ou sur toiles. « Humain, je peins des humains et c’est le fil conducteur de ma vie. Associer le modèle à la démarche c’est quelque chose qui me tient à coeur. »

Sans titre
Son sujet de prédilection, le portrait, se retrouve ici dans la figure anonyme d’une femme, dont le regard est tourné vers l’océan.
Appliquée à plier un drap, les motifs floraux de celui-ci rappellent le statut de décor que la nature a occupé dans l’histoire de l’art ; les couleurs douces, mais contrastées et un cadrage blanc,  proposent une vision picturale en regard de la jetée du bord de mer.

Sans titre
Ici est réalisé un détail en échelle macro, de la fresque qu’il a peinte sur la façade du centre culturel Dignac au Pyla-sur-mer.

 

 

Le site de Jean Rooble

KEGREA

Kegrea, né en 1988, vit et travaille à Angoulême. Artiste plasticien, il travaille à la collecte de traces, de documents de toute sorte, de photographies de lieux, de personnes, devenus invisibles. La matière trouvée est un point de départ pour lui redonner vie et sauver une part d’humanité de l’oubli. L’histoire devient un matériau comme la toile ou la couleur. C’est un travail d’ethnologie, d’archéologie contemporaine qui se traduit en installations, en peintures ou sous toute autre forme créatrice.

Après nous, le déluge
Un bateau sur cale, dans un face à face immobile aux véhicules stationnés sur le parking. Une vision familière du territoire, éclairée par un ciel orangé et une touche légèrement impressionniste ; une manière d’interroger l’obsolescence de nos systèmes, par l’image presque romantique d’une pinasse en attente.

Le site de Kegrea

 

LAURENT CERCIAT

Laurent Cerciat questionne notre rapport à la nature, à travers une référence à l’histoire des jardins et des paysages. Des déambulations dans l’espace urbain ou rural sont l’occasion de porter un regard nouveau sur l’environnement ordinaire et une attention particulière à la flore spontanée. En résultent des séries photographiques, des sculptures ou des installations éphémères, évoquant le monde végétal ou le mettant en scène.

Dessin végétal (vergerette du Canada, lierre, grand plantain)

Ces silhouettes agrandies sont celles de plantes spontanées rencontrées à proximité, sur la place Gambetta ou directement sur le mur. Par des matériaux naturels venant de la forêt, elles rendent visibles ce qu’habituellement on ne remarque pas : ces plantes « adventices », aux nombreuses vertus notamment écologiques, médicinales ou nourricières, qui réussissent à s’adapter en milieu urbain et qui de manière inattendue nous reconnectent à la nature de nos sols, à l’histoire de nos paysages et à celle de leurs habitants animaux ou humains…

Œuvre réalisée dans le cadre d’un atelier participatif.

Le site de Laurent Cerciat

SEBASTIEN THEBAULT Belarra

Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux en 2008, ses préoccupations artistiques sont essentiellement liées à l’abstraction géométrique. Il nourrit sa peinture de nombreuses expériences singulières, comme son travail de signalétique pour le CHU de Bordeaux qui lui permet de rationaliser son rapport aux formes et aux couleurs. On pourrait aussi bien parler de sa production autodidacte musicale qui ajoute une dimension à sa vision globale et tridimensionnelle.

Paysage
Ici il propose, comme un écho à l’architecture du théâtre, une série de lignes parallèles, dont le jeu de déséquilibre participe à scénographier le paysage urbain.

Sébastien Thébault sur Instagram

Nathalie MAN

Nathalie Man est autrice poétesse et street artiste. Elle a poursuivi des études de littérature , de philosophie et de sciences politiques. Elle voyage en Europe et en Asie et commence à afficher ses
street poèmes en 2013. Elle publie plusieurs ouvrages, tel que Perception ou  le Journal d’Elvire, journal intime fictionnel qui permet de se plonger dans plusieurs périodes historiques. elle mène actuellement des projets d’écriture et de création dans des actions de territoires, telle qu’une résidence dans la communauté d’agglomération de Rochefort Océan.

Ici elle propose un poème en écho à Echappée Sauvage, à retrouver sur la façade de la Biblio, place Edmond Doré.

 

Voir le site de Nathalie Man

A-MO

A-MO est né en 1982 et vit à Bordeaux. une technique très personnelle qui consiste à peindre en superposant des tags (signatures stylisées). Ces tags, réalisés principalement à la bombe de peinture ou au marqueur, se chevauchent comme les couches de peinture à l’huile d’un « tableau classique ». L’artiste appelle cela « le Paintag». De près l’observateur ne voit qu’un enchevêtrement de signatures et de mots, de différentes tailles, couleurs et formes. C’est en prenant du recul que l’œuvre révèle une deuxième lecture : les tags se font oublier progressivement et le sujet se dévoile.

Souvent considéré comme l’une des principales dégradations visibles dans les rues, rapidement nettoyé ou recouvert, le tag est ici volontairement mis en avant en devenant la composante exclusive de ses œuvres. A-MO propose ainsi une autre perspective, plus positive et décalée,  de cette discipline indissociable du mouvement graffiti.

Un univers coloré et instinctif, la « jungle urbaine » est son principal lieu d’expression et la nature son sujet de prédilection.

Les œuvres réalisées à la Teste de Buch :

Les habitants du pré salé

Hippocampe

Tigre

Cormoran

Découvrir le site internet d'A-Mo

Delphine Delas

Delphine Delas est née à Bordeaux. Elle crée des personnages mythiques inspirés de civilisations anciennes et de mondes oniriques où la nature domine une humanité contrainte à la métamorphose.

Formée en histoire de l’art et en archéologie, elle interroge l’espace urbain. Ses réflexions s’affichent à travers des œuvres murales mais également grâce au mapping, dessins et installations.

Texte du livre Le mur 2016-2018, édition Hermann, Paris, août 2019

L’après-midi d’un faune

Ici, un faune poursuivant une nymphe, dont le dessin de celle-ci se retrouve place Gambetta. Une œuvre qui écho à la composition de De Bussy Prélude à l’après-midi d’un faune, utilisé par le chorégraphe Nijinski, lors de son ballet en un acte en 1912. Le fond bleu tranche avec la scène représentée et amène un caractère moderne à l’ensemble. Une manière de mêler les époques, dans un registre symbolique.

Nymphe, en réponse à la fresque L’après-midi d’un faune 

Le dessin d’une nymphe qui fait écho à l’œuvre réalisée sur la façade en face du parking Victor Hugo « L’après-midi d’un faune » ; œuvre dans laquelle un faune cherche à attirer une nymphe en jouant de la musique. Une manière de tisser de possibles fictions dans l’espace urbain.

Voir son site internet

NASTI

Nasti est né en 1996. Autodictate, il se définit à la fois comme street artiste, plasticien, peintre et sculpteur. Son terrain de jeu favori est la rue : les vieux volets en bois d’impasses oubliées, les portes d’immeubles en décrépitudes, les dalles de pierres noircies par le temps des vieilles bâtissent.

Orphée sans sa muse

Nasti reprend le mythe d’Orphée dont la bien-aimée Eurydice a été mordue par un serpent et conduite par Hadès, aux enfers.
Le portrait d’Eurydice s’intègre à l’architecture de la salle des fêtes, par ses dimensions et ses couleurs.

Clio

La vision de la muse de l’histoire, Clio, dont le portrait sur la Maison de quartier, peut évoquer les différents récits et parcours des habitants. Cette œuvre a été réalisée dans le cadre d’un atelier participatif avec des adolescents.

 

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Les lieux


CARTOGRAPHIE DES OEUVRES