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America : Information

Le Naufrage du Grande America, survenu le 12 mars dernier, pose de nombreuses questions quant à un potentiel risque de pollution. Vous trouverez dans cet article, régulièrement mis à jour, des éléments de réponse ainsi que des informations sur l’évolution de la situation.

Article mis à jour le 08 avril 2019

Les opérations de dépollution se poursuivent.

 

Selon, le communiqué mis en ligne par la préfecture maritime de la Côte Atlantique (PREMAR Atlantique) en date du 05 avril 2019, les conditions météorologiques ont été défavorables en milieu de semaine dernière dans le golfe de Gascogne. Le BSAA Argonaute (Bâtiment d’Assistance et de Soutien Affrété) et le navire spécialisé Island Pride, affrété par l’armateur, ont mis à profit ce créneau afin de réaliser une escale logistique.

 

Une irisation de faible intensité est toujours constatée à la verticale de l’épave.

Ni les observations satellitaires de l’EMSA (Agence Européenne pour la Sécurité Maritime), ni les vols d’observations aériennes conduits ces derniers jours par la Marine nationale et la Douane française n’ont localisé de traces significatives de pollution sur le front avant.

 

Les autorités maritimes, tous comme les services municipaux, demeurent vigilants et attentifs à l’évolution de la situation dans le Golfe de Gascogne.

 

Des communiqués sur l’évolution de la situation sont régulièrement mis en ligne sir le site de la Préfecture Maritime

 

Accéder au site de la Préfecture Maritime

 


 

Le Grande America a coulé à environ 180 milles (320 km) à l’ouest des côtes de la Charente-Maritime.

 

Le navire Grande America, armement italien Grimaldi Lines et pavillon italien, en provenance de Hambourg et à destination de Casablanca a fait naufrage dans le Golfe de Gascogne le 12 mars en milieu de journée, à la suite d’un incendie déclaré le 10 mars.

La synthèse du chargement du Grande America a été mise en ligne par la Préfecture Maritime de l’Atlantique le 21 mars 2019 :

 

Accéder au site de la préfecture maritime

 

3 nappes d’hydrocarbures ont été identifiées et des containers dérivent vers nos côtes.

 

Six navires luttent contre cette pollution. Les conditions climatiques peuvent compliquer leur action en mer. Une surveillance maritime et aérienne (+ satellite) permet de suivre l’évolution de ces nappes.

Une arrivée prévisible (sporadique sous forme de galettes ou plaques) sur le littoral atlantique de ces nappes éparses est estimée à début avril.

 

La préfecture maritime de la côte Atlantique communique des mises à jour de la situation régulièrement  sur son site internet :

Accéder au site de la préfecture maritime

 

Depuis le naufrage du navire Grande America, dans le Golfe de Gascogne le 12 mars en milieu de journée, puis l’identification de plusieurs nappes d’hydrocarbures le 13 mars, les préfets de la Charente-Maritime, de la Gironde et des Landes travaillent en articulation permanente avec le préfet maritime, qui a décidé le déclenchement du plan POLMAR-Mer.

 

Le jeudi 14 mars, les préfets de la Charente-Maritime, de la Gironde et des Landes ont décidé de placer les services concernés en phase de pré-alerte du plan POLMAR-Terre. Cette phase comprend la préparation et le pré positionnement des moyens anti-pollution nécessaires, et l’organisation des opérations de reconnaissance à venir. Ce travail est mené en lien avec les collectivités concernées dont notre commune.

 

En raison des nombreux aléas et des évolutions météorologiques, l’estimation des points de côtes potentiellement touchés fait l’objet d’évaluations quotidiennes par le comité de dérive placé auprès du Préfet Maritime.

 

La posture, en pré-alerte, des services concernés par le plan POLMAR-Terre sera ajustée en fonction des éléments fournis par le Préfet Maritime, du niveau des éventuelles pollutions anticipées, et de la nécessité de mobiliser des moyens dépassant les capacités communales ou départementales.

 

L’ensemble des services de l’État reste mobilisé pour anticiper toute évolution de la situation.

 

Les services municipaux quant à eux organisent 1 à 2 fois par jour (après les marées haute) des patrouilles de surveillance sur les plages.

 

Le plan POLMAR (POLlution MARitime) est un plan d’intervention déclenché en cas de pollution marine accidentelle.

Le plan POLMAR-Mer est déclenché par les préfets maritimes lorsqu’une intervention en mer est nécessaire

 Le plan POLMAR-Terre est déclenché par les Préfets de Département touchés par la pollution lorsque celle-ci atteint les côtes.

 

Plus d’informations sur le site internet du gouvernement :

Accéder au site du gouvernement

 

En cas de pollution sur nos côtes un arrêté interdira l’accès aux plages concernées. Cette information sera communiquée en amont et diffusée sur notre site internet https://www.latestedebuch.fr

 

Dans l’attente, les services municipaux effectuent une surveillance quotidienne de ces zones et les plages restent accessibles au public.

Si vous êtes le témoin de ce qui vous semble être une trace de pollution, de résidus sous la forme de galettes, boulettes voire de plaques, contactez les Services Techniques, si possible en prenant une photo. Ce sont eux qui se rendront sur place pour constater.

Vous pouvez les contacter par courriel : poletechnique@latestedebuch.fr

 

Ne touchez surtout pas les résidus, ces produits sont potentiellement dangereux et leur contact doit être laissé à des personnes formées et équipées de matériel EPI (Équipement de Protection Individuel) adapté.

Enfin ne communiquez pas directement autour de cette découverte avant vérification par les services spécialisés. Si la vigilance est importante, l’exemple récent des fausses annonces autour de la plage d’Hourtin montre que la communication avec précipitation et sans vérification est contre-productive.

Non.

 

Dans un premier temps il est même important d’interdire les actions bénévoles.

Les actions de lutte contre la pollution sont des opérations spécialisées nécessitant compétences, organisation, suivi, etc…c’est pourquoi il n’est pas possible d’accepter toutes les bonnes volontés au risque de nuire à l’environnement.

 

Proposer ses services est un acte citoyen mais doit répondre à la situation.

Les bénévoles ne peuvent pas participer directement aux opérations de lutte contre la pollution car ils ne possèdent pas les compétences spécialisées nécessaires. Leur présence peut nuire à l’organisation globale du chantier du fait de leur nombre aléatoire, de leur manque de formation spécialisée, du manque d’équipements, etc… De même, ils ne pourraient pas faire l’objet d’un suivi sanitaire ni d’un suivi de l’impact du polluant sur leur santé.

 

Bien que les conditions actuelles ne permettent pas de faire appel à des bénévoles pour une participation directe aux opérations de lutte contre la pollution, si cela devient possible et que des besoins se font jour, au travers de missions de soutien par exemple (travaux administratifs ou logistiques), la ville organisera l’action des bénévoles.

 

Pour ces mêmes raisons, l’accès au plage pourra être interdit par arrêté municipal dans les jours à venir.

 

La LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a mis en ligne sur son site internet des éléments de conduite à tenir si vous découvrez un animal victime de pollution marine.

 

Avant tout, ne vous mettez pas en danger, surtout si les conditions météorologiques ne sont pas bonnes et respectez les consignes de sécurité transmises par les préfectures.

Pour les mammifères marins (dauphins…) : Contactez le Centre Pélagis à La Rochelle au 05.46.44.99.10

Pour les tortues marines : Contactez l’Aquarium de La Rochelle au 05.46.34.00.00

Pour les oiseaux, si l’oiseau est vivant voici la marche à suivre :

  • Ne le touchez pas sans gants, les produits qui le recouvre peuvent être toxiques voire cancérigènes. Protégez-vous les voies respiratoires. Approchez-le côté mer pour ne pas le repousser à l’eau et l’attraper le plus doucement possible. Utilisez une couverture, une veste, un tissu afin d’immobiliser l’animal sans risque en veillant à maintenir les ailes collées au corps et à couvrir la tête (pour ne pas effrayer l’oiseau).
  • Lors de la manipulation, tenez l’oiseau écarté de votre visage et faites attention au bec, En attendant son transport, placez l’oiseau à l’abri dans un carton percé de trous et garni de papier et maintenez-le au chaud et au calme. Il ne faut en aucun cas lui donner à boire ou à manger, ni tenter de le laver vous-même.

Attention : Le transport des espèces protégées est réglementé et les particuliers qui veulent acheminer un (ou des) oiseau(x) vers un Centre de sauvegarde doivent obligatoirement :

  • Prévenir le centre de sauvegarde de leur arrivée, en précisant le nombre d’oiseaux, et les espèces transportées (si possible),
  • Effectuer le transport dans les plus brefs délais et par l’itinéraire le plus direct.

Dpt 33 : LPO, Responsable : Manon Tissidre / Noriane Rhouy

Centre de Sauvegarde, Domaine de Certes, 33980 AUDENGES, Tél. :  06.28.01.39.48

 

Si l’oiseau est mort : ne le touchez pas et laissez l’oiseau sur la plage.

 

Plus d’informations sur le site de la LPO :

Accéder au site de la LPO

 

Le naufrage du Grande America a déjà connu un certain nombre de fausses informations ou « fake news ». Dans le but de limiter leur diffusion et de privilégier une information cohérente et de qualité pour le public il est indispensable d’identifier des référents dans cette situation.

 

Voici 3 interlocuteurs à même de vous fournir des informations fiables et régulières :

 

La préfecture maritime de l’Atlantique émet régulièrement des communiqués de presse permettant d’être tenu informé de la situation :

Accéder au site de la préfecture maritime de l'Atlantique

 

La préfecture de Gironde Communique également régulièrement sur la situation :

La préfecture de Gironde

 

Le Cedre, CEntre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux publie lui aussi des compte-rendu réguliers :

Accéder au site du Cedre

 

De même, la Ville de La Teste de Buch mettra régulièrement à jour des informations concernant l’évolution de la situation sur son territoire

 

Ces différents interlocuteurs informent régulièrement le public au travers de leur site internet mais aussi des différents réseaux sociaux.

 

Il est de la responsabilité de chacun d’adopter une attitude responsable et critique vis-à-vis des différentes informations disponibles sur le net : la prolifération des « fake news » mobilisent inutilement des ressources et gène par conséquent la sérénité de l’action publique.