MurMur : Street Art dans la Ville

Un festival de street art investit la ville chaque année faisant appel à un panel d’artistes venus de toute la France. Leurs œuvres, inspirées de thématiques variées, subliment les façades urbaines et donnent naissance à un parcours artistique à ciel ouvert.

2026 - Street Art devient MurMur

David Selor

David Selor est un artiste peintre, dont le travail s’inscrit à la croisée du street art, de l’art contemporain et de l’illustration narrative. Il développe depuis le début des années 2010 une pratique artistique centrée sur l’espace public, avec une attention particulière portée à l’interaction entre l’œuvre, le lieu et les passants.

Il s’est fait connaître notamment à Bordeaux, où ses interventions murales et collages urbains ont marqué durablement le paysage visuel de la ville. Son travail, visible aussi bien dans la rue que dans des expositions et projets institutionnels, explore les notions de visibilité, d’anonymat, de transmission et de récit collectif.

Au cœur de son univers se trouve Le Mimil, une mascotte récurrente devenue signature de son œuvre. Ce personnage humanoïde, à l’apparence douce et apaisée, tire son essence du trouble du spectre autistique, abordé non comme un sujet clinique mais comme une richesse sensible : une autre manière de percevoir le monde, les émotions et les interactions sociales. Le Mimil agit comme un médiateur entre l’artiste et le public, permettant d’aborder des thèmes parfois délicats sur la société, la mémoire, l’ identité, la fragilité humaine, avec une recherche de simplicité, humour et bienveillance.

David Selor privilégie une approche accessible et non moralisatrice. Ses fresques et textes courts, souvent écrits à la première personne, invitent à la projection et à l’identification plutôt qu’à l’imposition d’un point de vue. Cette démarche favorise une réception directe et spontanée, particulièrement adaptée à l’espace public et à des publics variés.

Son travail a été réalisé dans de nombreuses villes en France et à l’étranger, dans des contextes aussi bien improvisés que légaux, en collaboration avec des collectivités, des associations, des lieux culturels et des habitants. Il accorde une importance particulière au respect du site, à l’intégration architecturale et à la dimension humaine des projets.

Aujourd’hui, David Selor poursuit une recherche artistique axée sur le dialogue entre art et territoire, en développant des œuvres pensées pour durer tout en assumant l’éphémère propre à l’art urbain. Son travail s’inscrit dans une volonté de rendre l’art visible, sensible et partageable, tout en conservant une exigence artistique libre.

Mika

Né en Alsace, MIKA est un artiste qui vit et travaille à Bordeaux. Menuisier de formation, en passant par les arts plastiques et appliqués, ainsi que le graphisme, il a depuis plusieurs années maintenant fait de la peinture son mode d’expression principal.

De mur en mur, de toile en toile, l’œuvre de Mika propose un regard sur le monde aussi sensible que poétique. D’un chaos matérialisé par des coulures disgracieuses, d’une facture brut et dans une démarche qui se veut instinctive, il saura donner corps à des œuvres singulières. En suivant le chemin de l’expérimentation, il se promène entre figuratif et abstraction.

Quant aux couleurs, toujours captivantes, elles apportent sous son empreinte une salvatrice bouffée d’air dans les oppressions quotidiennes du réel. Explorateur chromatique, il a à cœur d’élargir son horizon créatif par une perpétuelle quête d’évolution.

On découvre ses peintures au détour d’un bâtiment en friche, d’un mur poreux et bosselé, parfois immergé par une flore imposante venant accompagner son propos. Elles fleurissent sur ces murs pour nous raconter avec onirisme son histoire ou peut-être bien notre histoire commune.

2025 - 5e édition

Les artistes

Madame

Collagiste connue sous le nom de MADAME, ceux qui l’ont croisée lors de son passage à La Teste à l’occasion de la réalisation printanière savent que Madame est un vrai « bonhomme ».

Son processus est singulier : la création d’une œuvre manipulable qu’elle destine aux musées, galeries, salons ; faite de « vieilles matières » chinées assemblées. Chaque élément est ensuite scanné : Madame compose ensuite une œuvre qu’elle imprime et colle dans l’espace public. La boucle est bouclée. Chaque pièce est unique, qu’il s’agisse de l’œuvre manipulable ou du collage.

Hypersensible, elle capte le monde et nous le livre par le texte et l’image. On retrouve dans son travail une nostalgie de l’enfance retranscrite par l’utilisation de vieilles matières. Son objectif est simple : faire subsister les souvenirs. Les matières anciennes racontent sous ses doigts une histoire contemporaine : elle nous parle d’aujourd’hui avec des matières d’hier.

Son collage poétique est à (re)découvrir sur le mur de l’école Gambetta, face à La Biblio.

Les Toqué Frères

La beauté sauvera le monde, la vie est belleet vous êtes comme elle… Ces phrases vous parlent ? Les graphismes aussi ? C’est normal. Clin d’oeil aux peintres en lettres qui ornaient les façades et devantures des commerces de leurs typographies faites à la main, les Toqué Frères poursuivent dans cette lignée. C’est ainsi que les deux frères mettent en couleur des phrases à scander, résolument chaleureuses et tintées parfois d’humour.

Pour ce qui est des phrases, certaines sont de Jacques Prévert, Dostoïevski pour ne citer qu’eux. Les Toqué Frères diffusent la bienveillance et l’amour aux coins des rues pacifient nos trajectoires.

Avez-vous remarqué leurs œuvres face au port de La Teste et sur une façade de l’Office de Tourisme ? 

XabXab

Comment faire se rencontrer la passion pour la photo, le dessin et la peinture en bâtiment ? Le Muralisme ! C’est en croisant ces compétences que XabXab s’est lancé dans la réalisation de peintures murales ultraréalistes.

Son processus est simple, il observe, il photographie, il peint au pinceau et à l’acrylique. C’est comme cela qu’il a procédé pour composer son œuvre observable sur le port.

Il lui est arrivé de peindre des images d’archives notamment les premières pilotaris professionnelles du Pays Basque. Il peint des visages, des mains… marqués par leurs histoires ; mis en lumière sous son pinceau plein d’humanisme.

Son œuvre est observable depuis le Port de La Teste.

2024 - 4e édition

Les artistes

Beatoa

BEATOA, artiste native de La Teste de Buch, elle a grandi au sein d’une famille d’artistes. Elle-même dessine et peint depuis toujours. Après avoir parcouru les 4 coins du monde, elle décide de revenir s’installer aux portes du pays de buch.

Son style est unique et emprunte les symboliques de notre territoire. Les couleurs sont proches de la palette de sa commune d’origine et elle s’applique à offrir des fresques dans un style comics pop surf. Pour l’artiste, ses productions sont au service de l’attention à porter à l’océan sans injonction et tout en douceur. Positive, dynamique et pleine d’humour, l’artiste est passionnée par nos visuels naturels locaux qu’elle ne cesse de réinterpréter.

On retrouve ses peintures sur les murs des hôtels Marriott, dans les locaux du Huffington Post, à Cardiff…

Son œuvre vous accueille en entrée de ville sur le Bateau situé sur la Plaine des Sports G. Moga.

Matth Velvet – Matthieu Pommier

Matth Velvet commence à peindre des mures au début des années 2000 dans l’Ouest de la France. Il vit et travaille aujourd’hui à Bordeaux. Dessinateur passionné, il s’oriente naturellement vers les arts appliqués, parallèlement à une pratique du graffiti. Il quittera peu à peu l’aérosol pour la peinture acrylique et l’huile, qui lui permettent une plus grande maîtrise des couleurs et de leur interaction.

Sa peinture est figurative et colorée. Le monde qu’il représente est à la fois onirique et ordinaire, « fictif et effectif ». Ses œuvres ont toujours une dimension narrative qu’il convient au spectateur d’interpréter. Surfeur, il attache une attention particulière à l’égard de l’océan.

Il a participé à la 3e et la 4e édition du festival.

Vous êtes-vous déjà arrêté devant ses œuvres, sur les murs du Marché Municipal et de la Maison de Quartier Centre-ville ?

2023 - 3e édition

Les artistes

Scaf

Il intervient à un niveau international depuis plusieurs années et s’exprime en des expressions artistiques populaires, avec tous les codes du graffiti classique. Sa particularité lui valant au fil des années un classement dans le top 10 mondial est l’anamorphose, une technique picturale permettant au spectateur de se « positionner » face à l’œuvre. En cherchant le « juste positionnement », « la juste place », le spectateur peut bénéficier d’une illusion 3D, donnant l’impression que le sujet sort du mur. Il s’agit là de proposer au public d’interagir avec l’œuvre.

Au quotidien, l’artiste lorrain réalise des fresques dans des friches industrielles lui permettant d’aguerrir ses qualités picturales dans un contexte très libre. Malgré sa consécration internationale, SCAF garde son humour et ne se prend pas au sérieux.

Un oiseau un peu spécial s’est niché à la Maison de Quartier des Miquelots… L’avez-vous déjà repéré ? 

Paul Peinture

Il forme longtemps le duo SISMIKAZOT aux côtés de Rémi TOURNIER et a depuis peu choisi de développer une pratique individuelle au plus proche des habitants. Il peint auprès de structures éducatives, sociales et médicales, mettant sa pratique et son humanisme à profit afin de réaliser des travaux artistiques et solidaires.

Il propose des ateliers de parole, d’écriture et de peinture. Son travail est parachevé par la réalisation d’une fresque participative. Parmi ses réalisations, on peut noter une présence continue au sein de l’unité palliative de Marie Galène où il a constitué un petit atelier mobile (les Mardis galène où malade, aidants et soignants sont invités à libérer leurs émotions et s’évader par l’art), des interventions au sein du lycée Victor Louis ou du lycée Pape Clément, des ateliers peintures familles intergénérationnels (grand-parents, parents, enfants).

Sur les murs de l’école Lafon à Cazaux, son œuvre vous attend…

2022 - 2e édition

Les artistes

Rouge

Rouge est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux, elle développe un travail intuitif déterminé par ses conditions d’apparition dans un espace social, architectural et culturel donné, parallèlement à des recherches d’atelier autour de la picturalité en elle-même.

« Hommage à la continuité du vivant » – saurez-vous retrouver cette œuvre cachée sur un mur du Gymnase Pierre de Coubertin ? 

Jean Rooble

Né à Versailles en 1981, Jean Rooble est un artiste plasticien et graffeur autodidacte. Il travaille à la bombe de peinture, à main levée et n’utilise ni pochoir, ni projection.

Depuis plusieurs années, son travail est axé sur la réalisation de portraits hyperréalistes, sur murs ou sur toiles. « Humain, je peins des humains et c’est le fil conducteur de ma vie. Associer le modèle à la démarche c’est quelque chose qui me tient à cœur. »

C’est sur la façade du Centre Culturel Dignac sur son œuvre prend vie. 

Sébastien Thébault

Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux en 2008, ses préoccupations artistiques sont essentiellement liées à l’abstraction géométrique.

Il nourrit sa peinture de nombreuses expériences singulières, comme son travail de signalétique pour le CHU de Bordeaux qui lui permet de rationaliser son rapport aux formes et aux couleurs. On pourrait aussi bien parler de sa production autodidacte musicale qui aoute une dimension à sa vision globale et tridimensionnelle.

C’est devant le Théâtre Cravey que l’art s’est glissé.. saurez-vous repérer son œuvre ? 

Laurent Cerciat

Laurent Cerciat questionne notre rapport à la nature, à travers une référence à l’histoire des jardins et des paysages.

Des déambulations dans l’espace urbain ou rural sont l’occasion de porter un regard nouveau sur l’environnement ordinaire, et une attention particulière à la flore spontanée. En résultent des séries photographiques, des sculptures ou des installations éphémères, évoquant le monde végétal ou le mettant en scène.

Son œuvre se dévoile sur la façade du bâtiment Franklin, place Gambetta. 

Kegrea

Kegrea, né en 1988, vit et travaille à Angoulême. Artiste plasticien, il travaille à la collecte de traces, de documents de toute sorte, de photographies de lieux, de personnes, devenus invisibles. La matière trouvée est un point de départ pour lui redonner vie et sauver une part d’humanité de l’oubli.

L’histoire devient un matériau comme la toile ou la couleur. C’est un travail d’ethnologie, d’archéologie contemporaine qui se traduit en installations, en peintures ou sous toute autre forme créatrice.

Son œuvre se cache sur le Parking Gambetta. 

Nathalie Man

Nathalie Man est autrice poétesse et street artiste. Elle a poursuivi des études de littérature, de philosophie et de sciences politiques. Elle voyage en Europe et en Asie et commence à afficher ses street poèmes en 2013. Elle publie plusieurs ouvrages, tel que « Perception » ou « le Journal d’Elvire », journal intime fictionnel qui permet de se plonger dans plusieurs périodes historiques.

Elle mène des projets d’écriture et de création dans des actions de territoires, telle qu’une résidence dans la communauté d’agglomération de Rochefort Océan.

A La Biblio, oubliez les fresques géantes, ici c’est une affiche-poème qui vous fait un clin d’œil tout en douceur !

2021 - 1e édition

Les artistes

A-MO

A-MO est né et vit à Bordeaux. Il utilise une technique très personnelle qui consiste à peindre en superposant des tags (signatures stylisées). L’artiste appelle cela « le Paintag ». Ces tags, réalisés principalement à la bombe de peinture ou au marqueur, se chevauchent comme les couches de peinture à l’huile d’un « tableau classique ».

De près l’observateur ne voit qu’un enchevêtrement de signatures et de mots, de différentes tailles, couleurs et formes. C’est en prenant du recul que l’œuvre révèle une deuxième lecture : les tags se font oublier progressivement et le sujet se dévoile.

Souvent considéré comme l’une des principales dégradations visibles dans les rues, rapidemebt nettoyé ou recouvert, le tag est ici volontairement mis en avant en devenant la composante exclusive de ses oeuvres. A-MO propose ainsi une autre perspective, plus positive et décalée, de cette discipline indissociable du mouvement graffiti.

Un univers coloré et instinctif, la « jungle urbaine » est son principal lieu d’expression et la nature son sujet de prédilection.

Des animaux envahissent la ville, mais où exactement ? Sur les mur de l’Entrepote(s) et aux Prés Salés Ouest, à vous de les retrouver !

Delphine Delas

Delphine Delas est née à Bordeaux. Elle crée des personnages mythiques inspirés de civilisations anciennes et de monde onirique où la nature domine une humanité contrainte à la métamorphose.

Formée en histoire de l’art et en archéologie, elle interroge l’espace urbain. Ses réflexions s’affichent à travers des œuvres murales mais également grâce au mapping, dessins et installations.

Texte du livre LE MUR 2016-2018, édition Hermann, Paris, août 2019

A côté de l’école Victor Hugo, son œuvre habille un mur entier. 

Nasti

Nasti est né en 1996. Autodidacte, il se définit à la fois comme street artiste, plasticien, peintre et sculpteur.

Son terrain de jeu favori est la rue : les vieux volets en bois d’impasses oubliées, les portes d’immeubles en décrépitudes, les dalles de pierres noircies par le temps de veilles bâtissent.

Son œuvre recouvre une façade de la Maison de Quartier de Cazaux. 

Où trouver leurs oeuvres ?